jeudi 20 décembre 2007

Crise du logement en France

Pourquoi la crise persistante du logement en France, surtout dans l’île de France ?


Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, mais voici quelques questions et constatations:

  1. Faites un tour dans les proches banlieues : des friches partout ; immeubles anciens de 2 ou 3 étages, souvent en mauvais état voire murés ; pour s’en convaincre, faites un tour par la RN 305 vers Vitry sur Seine. Roulez lentement pour bien regarder autour de vous et dites-moi ensuite si vous ne voyez pas de larges espaces à construire ou à défricher….
  2. Pour quelles raisons garde-t-on un tel stock de terrains ou d’immeubles sous-utilisés ?
  3. Mauvaises liaisons de transports poussant les gens à acheter une voiture et, une fois achetée la voiture, à s’éloigner davantage du centre pour vivre (mais pas pour travailler) ;
  4. L’affaire Bolufer—la partie émergée de l’iceberg : de combien de logements « bourgeois » (pour faire court) la Ville de Paris est-elle propriétaire ? Combien sont loués à des prix en-dessous du marché ? Quelle est la perte pour la ville en par rapport à ce qu’elle aurait dû percevoir si les loyers étaient au prix du marché ou si ces appartements étaient vendus au prix du marché ? Dans le cas de l’appartement de M. Bolufer, cela doit être déjà considérable (il payait bien en-dessous du marché depuis 26 ans : aux prix d’aujourd’hui la perte pour la collectivité doit se chiffrer dans les 30000 euros pour la seule année en cours).
  5. les deux cas l’argent aurait pu être réinvesti dans des logements type HLM ou à loyer modéré.
  6. Pourquoi les Maires de droite et de gauche se sont tues ou ont si peu réagi depuis si longtemps ? Fallait-il vraiment 6 ans à M. Delanoë pour voir clair ? Les maires précédents semblent avoir confondu biens publics et le bien de leur parti.
  7. Idem la Cour des Comptes ?
  8. Y-aura-t-il des mises en examen pour enrichissement personnelle ou autres abus de biens sociaux ou publics ?
  9. Tout ceci est une gifle pour le contribuable, pour ne pas parler des sans ou mal-logés qui doivent se mordre les doigts de ne pas avoir pris la carte du Parti au pouvoir à la Mairie.