lundi 28 mai 2007

De nouvelles communes en France pour représenter de nouvelles populations ?

Un article de l’économiste américain Paul Krugman (International Herald Tribune, 26-27 mai 2007), commentant de la non-représentation politique des immigrés clandestins sur les salaires des travailleurs américains, note qu’un: « des phénomènes qui rendent politiquement possibles des politiques inégalitaires et anti-ouvrières est le fait que des millions des salariés les moins bien payés dans ce pays (les E-U) n’ont pas le droit de vote. »

Les progressistes, selon Krugman, devraient surtout militer pour que la réforme de la loi sur l’immigration (toujours aux E-U) de crée pas de nouvelles formes d’apartheid dans les faits.

Ce n’est pas le seul objet de l’article de Krugman, mais c’est l’aspect qui m’intéresse ici.

Et en France ?

Ce qui frappe, et pas seulement chaque fois que se produit des désordres dans les quartiers en France, est que les élus qui parlent aux médias sont presque toujours blancs et le plus souvent des hommes blancs.

Des gens estimables et dévoués, sans doute. Mais qui visiblement reflètent imparfaitement les populations au nom de qui ils prétendent parler.

La France (métropolitaine et DOM-TOM) compte 36 679 communes selon l’INSEE. La plus petit, Castelmoron-d'Albret (Gironde) affichait 62 habitants selon le recensement de 1999, tandis que la population moyenne est de 1 542.

Par comparaison, certains des quartiers ou cites dans ou autour des villes, compte plusieurs milliers d’habitants de toutes origines, mais dont ceux qui sont nés en France, à tout le moins, sont français quand même leurs parents n’auraient pas acquis la nationalité française.

Par qui, ces habitants, sont-ils représentés ?

Est-il normale que tout un pan de la population soit exclu, de fait, du fonctionnement de nos institutions ?

Comment peut-on répondre efficacement aux besoins des ces populations si elles ne sont pas correctement représentées dans les instances de pouvoir ?

Voilà pourquoi il me semble nécessaire d’envisager, non pas la diminution du nombre de communes en France, mais la création de nouvelles. Cela permettrait de représenter les populations des « banlieues » au niveau des institutions du pays, plutôt que de les fondre dans des ensembles plus vastes qui sont de toute évidence moins adaptés.

J’avance cette proposition en toute modestie, étant trop ignorant des réalités sur le terrain pour pouvoir affirmer quoi que ce soit. Ce serait intéressant de connaître le point de vue de personnes mieux informées que moi sur ce sujet.

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